Le C.A.S.M.A. a édicté dès sa création en 1997 un « Code de déontologie du Shiatsu-shi » visant à conserver la qualité et à protéger le sérieux de l’enseignement dispensé.

CODE DE DÉONTOLOGIE DES SHIATSU-SHI

Préambule :

Le respect de la personne humaine est un droit inaliénable.

Sa reconnaissance fonde l’action des pratiquants de Shiatsu (désignés sous le terme de shiatsu-shi).

Le présent Code de Déontologie est destiné à servir de règle morale aux personnes diplômées du Centre. Sa finalité est avant tout de protéger le public et les shiatsu-shi contre les mésusages des méthodes enseignées et contre l’usage de théories et techniques se réclamant abusivement de celles-ci. Le respect de ce Code est une garantie pour l’usager comme pour l’unité, la valeur et le développement de cet art.

  • Art. 1 Les règles du Code de Déontologie sont enseignées à tous les candidats shiatsu-shi, membres du CASMA.
  • Art. 2 Le shiatsu-shi s’engage à respecter impérativement le présent Code de Déontologie, ainsi que le règlement intérieur du CASMA.
  • Art. 3 Le shiatsu-shi n’accepte pas des conditions de travail portant atteinte à l’application des principes déontologiques énoncés dans le présent Code.
  • Art. 4 Il fait respecter cette déontologie quelle que soit sa position hiérarchique au sein du CASMA.
  • Art. 5 Chaque shiatsu-shi a le devoir de soutenir ses confrères dans la défense de la déontologie.
  • Art. 6 Le shiatsu-shi se réfère à l’éthique de sa discipline qui lui commande de traiter et de comprendre son patient, et non de le juger. En aucun cas il ne cherche à lui imposer ce qu’il a compris de lui ni à avoir quelque influence que ce soit sur celui-ci.
  • Art. 7 Le shiatsu-shi s’interdit toute promesse illusoire de guérison.
  • Art. 8 Le shiatsu-shi s’oblige au secret professionnel.
  • Art. 9 Le shiatsu-shi doit présumer des conséquences directes ou indirectes de ses interventions et tenir compte de leur utilisation possible par des tiers notamment.
  • Art. 10 Le shiatsu-shi se garde de restreindre l’autonomie d’autrui et en particulier ses possibilités d’information, sa liberté de jugement et de décision.
  • Art. 11 Le shiatsu-shi s’oppose au détournement des savoirs et des techniques à des fins qui ne sont pas en accord  avec les règles déontologiques. La diffusion de ces savoirs et techniques doit se faire en particulier dans des conditions garantissant leur utilisation dans le respect de ces règles.
  • Art. 12 Il est conscient de la nécessité d’être objectif et circonspect, en particulier quand son action fait intervenir des notions relatives à la normalité et à la pathologie appliquées aux personnes et aux rapports interpersonnels.
  • Art. 13 Le shiatsu-shi s’engage à traiter avec la même conscience toutes les personnes qui font appel à lui, et ce, sans distinction d’ordre politique, philosophique, raciale ou religieuse.
  • Art. 14 En dehors des cas d’urgence qui relèvent de l’assistance à personne en danger, le shiatsu-shi est toujours en droit de refuser de traiter un patient sans être contraint d’en donner les raisons.
  • Art. 15 Dans l’exercice de son art, le shiatsu-shi s’engage à ne mettre en œuvre que des moyens qui respectent la dignité humaine.
  • Art. 16 Dès lors que le shiatsu-shi accepte de traiter un patient, il se doit :

- de respecter les clauses du présent Code de Déontologie ;
- de lui donner dans la mesure de ses possibilités tous les soins que nécessite son état ;
- de ne pas renoncer, le cas échéant, à appeler auprès de lui des thérapeutes appartenant à d’autres  disciplines que la sienne et de ne pas se priver des ressources offertes par un centre hospitalier, après en avoir informé le malade ou la famille ;
- de lui apporter une aide ou un soutien moral ;
- de ne pas omettre de lui signaler les exigences déontologiques que le CASMA entend défendre.

  • Art. 17 Le shiatsu-shi doit s’assurer qu’un diagnostic médical a été posé sur le patient (documents radiologiques et biologiques à l’appui).
  • Art. 18 Il ne doit jamais demander à un patient d’interrompre un traitement médical en cours, sauf accord avec le médecin traitant.
  • Art. 19 Le shiatsu-shi ne doit traiter aucune maladie aigüe ou grave sans surveillance médicale ; il doit même demander au malade de se soumettre à cette surveillance périodique.
  • Art. 20 Dans l’intérêt du patient, le shiatsu-shi acceptera de rencontrer tout confrère, médecin ou spécialiste, à leur demande et sous réserve de l’accord du patient ou de sa famille. Cependant le shiatsu-shi pourra toujours refuser de rencontrer le médecin ou le spécialiste, si le patient ou la famille essaie de lui imposer un choix qu’il récuse, sans avoir à justifier son refus.
  • Art. 21 Le shiatsu-shi est seul juge du nombre et de la fréquence de ses interventions sur chaque patient, après accord de celui-ci.
  • Art. 22 Dans l’exercice de son art, le shiatsu-shi se conforme aux principes généraux qui guident la conduite de toutes les professions de santé.
  • Art. 23 L’appartenance au CASMA n’est pas un droit acquis. Elle se mérite et peut-être remise en question à tout instant pour non-respect de la déontologie.